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September 9th - - Agence Télégraphique Suisse - Irak: publication du rapport de la Maison Blanche

Global Strategic Review 2007
 
"Ni les Etats-Unis, ni l'Irak, ni les deux Etats à eux seuls nepeuvent obtenir une solution politique", a déclaré le week-end dernier l'ancien ambassadeur américain à l'ONU Thomas Pickering, lors de la réunion annuelle de l'Institut international d'études stratégiques (IISS) de Londres.
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09 September 2007: ATS
A Genève, d'anciens responsables américains en appellent à l'ONU
 
Eclairage par Laurent Sierro, ATS
 
Genève (ats) Alors que la Maison Blanche publie son rapport sur la future stratégie en Irak d'anciens responsables américains ont lancé récemment un appel à l'ONU depuis Genève. Ils plaident pour la création d'une OSCE pour la région, à l'image de ce qui s'est fait en Europe pendant la Guerre froide.
 
"Ni les Etats-Unis, ni l'Irak, ni les deux Etats à eux seuls ne peuvent obtenir une solution politique", a déclaré le week-end dernier l'ancien ambassadeur américain à l'ONU Thomas Pickering, lors de la réunion annuelle de l'Institut international d'études stratégiques (IISS) de Londres.
 
A la mi-août, le Conseil de sécurité a adopté la resolution 1770, qui charge d'un rôle accru la Mission d'assistance des Nations unies en Irak (MANUI). Le secrétaire général Ban Ki-Moon avait dit que l'ONU agirait "en qualité de médiateur".
 
L'ONU avait quitté l'Irak en août 2003, après un attentat contre son bâtiment qui avait fait 22 tués à Bagdad. Elle était revenue un an plus tard.
 
"Beckham de la diplomatie"
 
M. Pickering suggère trois niveaux de discussions gérés par les Nations unies: entre les Irakiens, avec l'Iran, l'Arabie saoudite et la Turquie, et avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, l'Allemagne, le Japon et l'Inde.
 
Et une organisation régionale de sécurité devrait être ensuite créée. Mais ce plan ne sera probablement pas mis en place avant l'entrée en fonctions de la nouvelle administration américaine, en janvier 2009, a reconnu M. Pickering.
 
Cette organisation serait lancée sur le type de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), créée en 1975 après un vaste processus de discussions, en pleine Guerre froide, et rebaptisée en 1995 sous son mom actuel.
 
L'appel de M. Pickering, qui a été qualifié durant la conference de "David Beckham de la diplomatie", a reçu un large écho à Genève parmi d'autres responsables américains.
 
"Prématuré"
 
Dans un entretien accordé à l'ATS, le professeur de l'Université de Harvard Joseph Nye préconise que les Etats-Unis annoncent clairement leur intention de retrait et qu'ils n'envisagent pas de base permanente dans la région. Washington doit affirmer sa volonté de négocier avec les autres, estime M. Nye, ralliant sur ce point M. Pickering.
 
Un avis également partagé par le professeur de l'Université de Georgetown, Chester Crocker. Mais l'ancien secrétaire d'Etat adjoint aux affaires africaines sous les deux administrations de Ronald Reagan estime que la question la plus urgente reste celle du dispositif américain.
 
Thomas Pickering "a raison. Mais c'est prématuré", a-t-il déclaré à  l'ATS. Mais il est vrai que "nous devons élargir notre base en Irak et au Moyen-Orient", a-t-il ajouté.
 
"Contradictions"
 
Sur la question des réductions des troupes américaines en Irak, largement évoquée dans la campagne électorale pour la présidentielle américaine de 2008, les avis sont moins tranchés entre ces experts.
 
"Nous sommes pleins de contradictions. Nous entraînons les sunnites et nous soutenons le gouvernement majoritairement chiite", a déclaré Chester Crocker. "Ce dont nous avons besoin, c'est d'une stratégie", avant de réfléchir à la question du retrait des troupes, a-t-il estimé.
 
M. Nye pense lui que "nous devons clarifier avant tout la manière avec laquelle nous nous retirons". Et il met en garde contre tout calendrier de retrait définitif, qui pourrait "être marchandé".
 
M. Pickering a déclaré devant l'IISS qu'un simple retrait ne constitue pas une "solution politique".